Skip links

Qui sont les véritables détenteurs des terres, agro-industries ou les communautés ?

La disponibilité des terres en Afrique pour les communautés locales reste un problème majeur. Lorsque ces terres ne sont pas occupées par des agro industries sur des centaines d’hectares, ce sont les sociétés forestières, minières qui s’accaparent de tous les espaces disponibles, mettant en périls parfois la vie des communautés locales qui ne disposent plus d’accès aux terres pour la construction des habitats, la pratique de l’agriculture de subsistance, la recherche des plantes médicinales, la cueillette et ramassage des fruits sauvages, etc. D’après un rapport de la banque mondiale du 22 juillet 2019, l’Afrique compterait 202 millions d’hectares de terres encore inexploitées.  Ces immenses étendes de terres constituent des véritables sources de convoitise de la part des agro industries. Si les avis sont divergents quant à l’octroi des terres aux agro industries, il n’en demeure pas moins vrai que ce secteur doit être mieux encadré afin que les acteurs aux intérêts souvent divergent puissent en tirer réellement profit. De vastes portions de terres au Cameroun sont confisquées par des élites qui usent souvent de subterfuges et trompes les communautés avec des sommes modiques pour s’approprier ces espaces. Dans la région de l’Est Cameroun, un hectare de forêt est vendu à moins de 100 mille francs CFA. Cette pratique se déroule en complicité de certaines autorités administratives qui usent de leur autorité pour dissuader les population régissantes à la vente des terres soit disant : « Les terres appartiennent à l’Etat ».  Au vu des réalités de terrain, on est à même de se poser la question de savoir qui sont les véritables détenteurs des terres en Afrique, les Agro industries ou alors les communautés ? La réponse est évidente, les communautés restent des gardiens impuissants des terres que gèrent à leur guise les agro industries dirigées par des expatriés. Les gouvernements africains devraient revoir l’octroi des terres aux société étrangères qui pour la plupart de temps, condamnent les communautés locales à une mort à petit feu.