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Les peuples autochtones en perte de repères culturels

Les peuples autochtones de forêts (Baka, Bagyéli, Bedzang) sont considérés comme les gardiens des ressources forestière du pays. Leurs modes de vie et croyances sont réputés contribuer à la protection de l’environnement et des ressources naturelles dont ils dépendent. La célébration du « JENGUI » au Cameroun est un rite Baka. Il nécessite le prélèvement d’un éléphant du troupeau. Cette pratique permet de purger les troupeaux des patriarches habituellement affaiblis par le poids de l’âge. Ce prélèvement ne compromet pas la pérennité de l’espèce.

Près de 60% des écosystèmes représentant la biodiversité la plus élevée et la plus menacée du pays se trouvent sur les territoires des peuples autochtones. Leur mode de construction des habitats est à impact réduit sur l’environnement car, ils se servent des ressources prélevées dans la nature telles les feuilles des Marantacées, le rotin, la paille, collecté avec des outils rudimentaires ce qui ne favorise pas de gaspillage.

Par ailleurs, ces peuples vivent souvent dans la précarité. Ils connaissent des difficulté d’accès aux soins de santé de base, des difficulté d’accès à l’éducation, les difficultés d’accès à la citoyenneté, manque d’eau potable dans leur campement, perte de leur langues et culture au profit de celles des Bantou, difficulté d’accès aux terres et aux ressources dont ils dépendent, etc. L’un des problèmes cruciaux auxquels sont confrontés les peuples autochtones au Cameroun est la non reconnaissance de leurs chefferies traditionnelles. Cette situation limite significativement l’accès aux partage des bénéfices issus de l’exploitation des ressources naturelles qui sont habituellement repartis en l’Etat, les communes, le FEICOM et les communautés (Village avec une chefferie de 3e degré reconnue).

Au regard de ce qui précède, SEGEF préconise la reconnaissance pleine et entière des droits des peuples autochtones.