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Le reboisement, une exigence légale

Dans sa politique forestière, le Cameroun s’est engagé à la gestion durable et participative des ressources forestières afin de réduire la pauvreté et impulser le développement local. De façon opérationnelle, il est exigé aux gestionnaires des forêts du domaine permanente, l’aménagement forestier. L’article 63 de la loi N° 94/01 du 20 janvier 1994 portant régime des forêts, de la faune et de la pêche préconise le reboisement parmi les opérations d’aménagement des Forêts. Cette volonté de l’Etat de gérer durablement les ressources naturelles est également réaffirmée par la loi cadre relative à la protection de l’environnement qui stipule que, les ressources naturelles doivent être gérées rationnellement de façon à satisfaire les besoins des générations actuelles sans toutes fois compromettre ceux des générations futures. Le reboisement devient pour ainsi dire, une exigence légale pour les entreprises forestières. L’intérêt de cette pratique réside dans le fait que le reboisement permet de régénérer les espaces dégradés, protéger les écosystèmes à écologie fragile, mais aussi à lutter contre les changements climatiques. L’État assure le reboisement sur l’étendue du territoire national à travers ses structures techniques déconcentrées. A cet effet une stratégie nationale de restauration des paysages forestiers est encours de développement avec le concours deux ministères à savoir le Ministère des Forêts et de la Faune (MINFOF), le Ministère de l’Environnement de la Protection de la nature et du Développement Durable (MINEPDED). SEGEF encourage ainsi les entreprises forestières à mettre effectivement en place un plan de reboisement des espaces exploités.